Les avancées en ADN permettent d’identifier Pamela Harvey 47 ans après sa disparition
Date de diffusion communiqué : 31 mars 2026 par la Sûreté du Québec
Une collaboration entre la Sûreté du Québec, le Service de police du Grand Sudbury (GSPS), le Bureau du coroner du Québec et le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML) du ministère de la Sécurité publique du Québec a permis de localiser et d’identifier la personne disparue Pamela Harvey.
La disparition de Pamela Harvey avait été signalée au Service de police régional de Sudbury (SRPS) le 25 décembre 1978. Elle était âgée de 23 ans au moment de sa disparition et avait été vue pour la dernière fois dans le Grand Sudbury.

En mars 1979, le corps d’une femme non identifiée a été découvert à Saint-Eustache, au Québec. Les enquêteurs ont déterminé qu’elle avait été victime d’un homicide.
Malgré les limites des sciences judiciaires de l’époque, les preuves ont été soigneusement recueillies et préservées par les enquêteurs et les spécialistes du LSJML, et ont été conservées en toute sécurité depuis Bien que les technologies actuelles n’aient pas été disponibles à l’époque, cette conservation a permis l’utilisation de méthodes scientifiques modernes, notamment l’analyse ADN.
Pendant les 47 années qui ont suivi, les membres du Service de police régional de Sudbury, puis du Service de police du Grand Sudbury, sont restés mobilisés sur l’affaire. Les enquêteurs ont suivi avec diligence chaque indice et chaque piste, animés par l’espoir de retrouver Pamela et d’apporter des réponses et un apaisement à ceux qui l’aimaient.
En 2018, le Programme national d’ADN pour les personnes disparues a été lancé, permettant ainsi de fournir des échantillons d’ADN de proches afin de faciliter l’identification des personnes disparues et des restes humains non identifiés. Les enquêteurs du GSPS ont rencontré les membres de la famille de Pamela Harvey et ont prélevé des échantillons d’ADN, qui ont été enregistrés dans la base de données nationale dans le cadre des efforts continus visant à résoudre son affaire.
En 2025, dans ce cadre de collaboration, une odontologiste judiciaire a pu établir un lien entre l’affaire de la disparition de Pamela Harvey et la victime d’homicide non identifiée découverte à Saint-Eustache. Ce lien a été établi à partir d’informations d’enquête historiques documentées par les enquêteurs du SRPS au moment de la disparition de la victime. Des expertises scientifiques ont ensuite été menées par des experts du LSJML à partir de pièces à conviction conservées datant de 1979 et comparées à l’ADN familial fourni par les proches en 2018, ce qui a permis d’établir une correspondance positive via la Banque nationale de données génétiques de la GRC et d’obtenir une identification formelle confirmée par le Bureau du coroner du Québec.
Les progrès réalisés en sciences judiciaires , incluant l’évolution des techniques en ADN, ont permis d’identifier Pamela Harvey près de cinq décennies après sa disparition. Ce résultat reflète les avancées significatives des sciences judiciaires, qui permettent d’arriver aujourd’hui à ce dénouement. Cette confirmation apporte des réponses tant attendues à la famille de Pamela et garantit que son identité et son histoire ne sont plus inconnues.
Grâce à l’enquête de la Sûreté du Québec, les enquêteurs ont déterminé que la personne présumée responsable du meurtre de Pamela Harvey était décédée en 1979.
Après 47 ans d’incertitude, la famille de Pamela Harvey peut enfin faire son deuil en toute sérénité, sachant que son identité a été rétablie avec dignité et respect. Cette victime n’a jamais été oubliée, et son affaire témoigne de la persévérance sans faille des enquêteurs de différentes juridictions qui ont toujours cru qu’il était possible de trouver des réponses.
Les membres des services concernés ont informé la famille de madame Harvey, qui a demandé que son intimité soit respectée alors qu’elle traverse cette épreuve extrêmement douloureuse. À sa demande, la famille ne participera à aucune entrevue avec les médias et ne fera aucune déclaration publique.
Nous demandons respectueusement au public et aux médias de respecter cette volonté. Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Pamela Harvey, dont la force et la patience ont perduré pendant des décennies, ainsi que notre profonde gratitude aux professionnels dévoués dont la collaboration, la compassion et l’engagement ont permis que l’histoire de cette victime soit un jour racontée.


