L’opération « Plan de surveillance des véhicules lourds », à laquelle participent tous les corps policiers depuis octobre dernier, s’est poursuivie tout au long du mois de décembre.
Le bilan du mois de décembre dévoilé par la Sûreté du Québec (SQ) et l’Association des directeurs de police du Québec fait état de 848 opérations menées à travers la province, permettant l’interception de 1 343 véhicules lourds et l’émission de 1 040 constats d’infraction, dont 157 pour excès de vitesse.
Parmi les principaux comportements imprudents ciblés, les autorités soulignent le non-respect de la signalisation, le suivi de trop près, les distractions au volant, le non-port de la ceinture de sécurité, le refus de céder le passage et la vitesse excessive.
L’Association des directeurs de police du Québec, en collaboration avec la SQ, prévoit publier un bilan similaire à chaque mois.
Ce plan de surveillance inclut également un suivi strict des règles concernant les propriétaires, exploitants et conducteurs de véhicules lourds. Il s’agit notamment de la vérification des heures de conduite, de la ronde de sécurité, de la détention d’un permis et d’assurances conformes, de l’équipement non conforme et des limiteurs de vitesse.
Comparativement aux mois précédents, le nombre de constats d’infraction a légèrement diminué : en novembre, 1 845 véhicules lourds avaient été interceptés, menant à 1 909 constats, tandis qu’en octobre, environ 2 000 constats avaient été remis.
Cette initiative vise à renforcer la sécurité routière en intensifiant la surveillance des conducteurs de poids lourds et en rappelant l’importance du respect du Code de la sécurité routière.
Pourquoi?
Depuis maintenant plus jours, les contrôleurs routiers du Québec sont confinés à leurs postes de pesée plutôt qu’en patrouille sur le réseau routier.
Cette situation découle d’une décision du Tribunal administratif du travail, rendue après plusieurs incidents où des contrôleurs ont été agressés ou mis en danger lors d’interceptions. Le tribunal a jugé que l’absence de moyens adéquats d’autoprotection représentait un risque sérieux et imminent pour leur sécurité.
À la suite de cette décision, les contrôleurs ont reçu l’ordre de ne plus effectuer d’interventions sur route, sauf dans un environnement contrôlé, comme les postes fixes. Ce confinement a entraîné une forte diminution des contrôles en circulation, affectant la surveillance du transport lourd au Québec.
Pour remédier à la situation, le gouvernement' du Québec a finalement accepté d’aller de l’avant avec l’armement des contrôleurs routiers. Une formation encadrée par l’École nationale de police du Québec est prévue, et le retour graduel en patrouille se fera une fois les équipements, les procédures et les formations complétées.






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