Face aux nombreuses réactions suscitées par l’alerte Amber déclenchée en fin de semaine, La Sûreté du Québec a tenu à apporter des explications afin de mieux faire comprendre leur intervention.
D’entrée de jeu, il est reconnu que la réception d’une alerte en pleine nuit peut être dérangeante pour la population. Toutefois, la Sûreté du Québec : si une alerte est déclenchée à ce moment, c’est parce qu’elles estiment qu’elle peut réellement faire une différence dans la recherche d’un enfant.
« Il ne faut jamais oublier que c’est la santé et la sécurité d’enfants qui sont en jeu », rappelle le porte-parole de la Sûreté du Québec.
Un déclenchement basé sur des critères précis
Contrairement à certaines perceptions, l’alerte Amber n’est pas émise immédiatement au moment de la disparition. Un délai survient généralement entre la dernière fois où l’enfant est vu et le signalement aux policiers.
À titre d’exemple, une disparition observée à 22 h pourrait n’être signalée qu’à 1 h du matin. Les policiers doivent ensuite intervenir, recueillir des informations et analyser la situation afin de déterminer si les critères de l’alerte Amber sont respectés.
Ces critères incluent notamment :
des motifs raisonnables de croire qu’un enfant de moins de 18 ans a été enlevé;
un risque sérieux pour sa vie ou son intégrité physique;
avoir des informations descriptives suffisantes (enfant, suspect ou véhicule) permettant d’espérer une localisation rapide.
Ce processus peut mener à un déclenchement de l’alerte en pleine nuit, une fois les critères confirmés.
EXPLICATIONS AUDIO AVEC LE PORTE-PAROLE DE LA SÛRETÉ DU QUÉBEC

Jean-Raphaël Drolet
Autre question soulevée : pourquoi l’alerte est-elle envoyée à un si grand nombre de personnes?
La réponse repose sur le facteur temps et la mobilité. Les autorités évaluent le délai entre la disparition et l’émission de l’alerte, puis estiment la distance que le suspect pourrait avoir parcourue. L’alerte est alors diffusée sur un territoire suffisamment vaste pour couvrir les zones où l’enfant pourrait se trouver.
Il est également précisé que ce n’est pas directement la Sûreté du Québec qui diffuse l’alerte, mais le Centre des opérations gouvernementales du ministère de la Sécurité publique, en fonction des informations fournies par les enquêteurs.
Un désagrément jugé nécessaire
La Sûreté du Québec reconnait les inconvénients causés par ces alertes, notamment les réveils brusques en pleine nuit. Néanmoins, elles réitèrent que ces mesures sont prises dans un seul objectif : maximiser les chances de retrouver rapidement des enfants en danger.


